Les élections à la Convention débutent dans les assemblées primaires, et se déroulent pour la première fois le 2 septembre au scrutin universel (masculin) : la participation est très faible[Note 23]. Le 13 juillet, les barrières d’octroi sont incendiées, les réserves de grains des couvents pillées[43]. Dans le courant du mois de mai, les assemblées du clergé et de la noblesse acceptent de renoncer à leurs privilèges fiscaux. L’organisation politique des siècles précédents est la principale cause de la frustration vécue par plusieurs citoyens français. Après une vaine tentative de conciliation de Collot d’Herbois, sous l’impulsion de Robespierre, qui veut abattre la faction qu’il juge la plus dangereuse, le rapport de Saint-Just du 10 mars suivant à la Convention[221] conduit à l’arrestation des principaux chefs hébertistes Jacques-René Hébert, Momoro, Ronsin et Vincent dans la nuit du 23 au 24 ventôse an II. À la demande de Barras, le général Bonaparte est chargé de protéger l'Assemblée, ce qu'il fait avec l'appui du chef d'escadron, Joachim Murat[239]. Mais la loi du 16 avril 1794 porte un premier coup en confiant au Comité de salut public l’inspection des autorités et des administrateurs ; pour appliquer ces mesures un bureau de police générale est institué dans lequel le. « Champs Â», 1992. Dans la Révolution française deux partis s’opposent: les Montagnards, contraires à la guerre et le Girondins, qui sont favorable à la guerre. Dans la plupart de ces régions, les soulèvements armés retombent ou sont vite étouffés mais en Anjou et dans le Poitou, la rébellion s’organise et prend de l’ampleur[141]. Les multiples fractures apparues dès les débuts de la Révolution entre le clergé et les révolutionnaires ont créé une dynamique de crise qui s’est progressivement envenimée avec la radicalisation des évènements[199] : ainsi, la déchristianisation précède la terreur et finit par se confondre avec elle. Son rôle est considérable : ce comité a des droits particuliers sur les enquêtes, les arrestations, les prisons ainsi que sur la justice révolutionnaire[158] et trouve son autorité dans la Terreur qu’il cherche à étendre et à perpétuer[159]. Le 15 janvier, à l'issue des débats, le roi est reconnu coupable à une écrasante majorité, 693 voix contre 13, et le 17 janvier il est condamné à mort par une majorité plus étroite, 387 voix contre 334[138]. On émet ainsi pour 400 millions d’assignats en titres de 1 000 livres : c’est le début d'une forte période d'inflation. La synthèse de leurs combats et de leurs revendications, dans leur dialogue avec les thèses rousseauistes, devait à la faveur des événements de 1789, donner corps aux prémices idéologiques de la Révolution[23]. Par la loi du 22 décembre 1789, l’Assemblée crée les départements, circonscriptions à la fois administratives, judiciaires et fiscales. Les corps constitués, quand ils s'opposent au pouvoir royal, le font pour la défense de leurs intérêts propres sans cependant le remettre en cause ou s'y opposer idéologiquement. Free shipping and pickup in store on eligible orders. Guiffrey, « Documents inédits sur la journée du 14 juillet 1789 Â». Face à ces troubles, l'Assemblée réagit en abolissant les privilèges, les droits féodaux, la vénalité des offices et les inégalités fiscales dans la nuit du 4 août 1789. J.-J. Presses Universitaires de France, 2003, pp. Toute la journée, des barrières et des bâtiments fiscaux parisiens sont attaqués et incendiés. Si la fermeture de l'église est décidée, c'est l'émeute, comme à La Fosse-de-Tigné (Maine-et-Loire) où le curé constitutionnel qui doit y procéder est accueilli par des femmes qui le menacent de mort et lui lancent des pierres[94]. Déjà, un fort élan politique parcourait le pays, Louis XVI et Necker étaient inquiets. Le drame de 1792-1793 est en germe. Dans les faits cependant, le roi accepte mal que son autorité soit tenue en échec par une émeute parisienne, de la même façon que les députés acceptent difficilement que leur pouvoir dépende de la violence populaire. Pour celle de 1830, voir. Cependant l’effervescence de ces journées de septembre n’empêche pas le gouvernement de reprendre la situation en main. Le 17 juin 1789, le tiers et quelques députés de la noblesse et du clergé, sur proposition de Legrand et à l'invitation de Sieyès, prennent le titre d’« Assemblée nationale Â»[33]. Après une messe célébrée par Talleyrand, le marquis de La Fayette, suivi par le Corps législatif, jurent fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi, puis Louis XVI et la Reine prêtent serment de fidélité à la Nation et à la Loi[63]. En revanche, le vote sur le décret des deux tiers, qui n'autorise le renouvellement que d'un tiers des sièges (ce qui empêche les royalistes d'avoir la majorité), n'est approuvé qu'à une courte majorité. Le dénouement et les suites des événements de germinal sont d’une grande importance car ils signifient que le pouvoir a la volonté de refermer la période de « guerre civile Â», qu’entretenaient les continuelles journées populaires, en se lançant dans la fondation de la nouvelle société attendue depuis les débuts de la Révolution[230]. Tous pensent revenir dans les trois mois. Ces phénomènes attisent l'agitation populaire[13]. La perte de Toulon (27 août 1793) affaiblit considérablement la position gouvernementale et sert de prétexte aux groupes radicaux pour provoquer les journées des 4 et 5 septembre 1793. Elles se déroulent pour certaines jusqu'en février 1792[93]. Les trois députés de Saint-Domingue sont accueillis chaleureusement le soir même au Club des jacobins par Simond, Momoro, Maure[212]. La société sous l'Ancien Régime repose sur l'existence de trois ordres hiérarchisés (le clergé, la noblesse, et le tiers état qui représente à lui seul 97 % de la population[9]) et d'une mosaïque de droits dont disposent les corps constitués (parlements, communauté, villes, universités, métiers)[10], ou qui peuvent différer d'une province à l'autre et sont des héritages de la société médiévale et des agrandissements successifs du Royaume. Les Montagnards qui siègent sur les bancs les plus hauts — d’où leur nom â€” s’identifient aux Jacobins ; leur électorat est essentiellement parisien et se situe chez les artisans ruraux et les petits exploitants. La France reste une monarchie mais le pouvoir législatif est passé entre les mains de l’Assemblée constituante. La dernière modification de cette page a été faite le 9 décembre 2020 à 10:36. Le 11 août 1789, la dîme est supprimée[Note 6], privant ainsi le clergé d'une partie de ses ressources. Enfin le 30 pluviôse-18 février le décret fait l'objet d'une cérémonie au temple de la Raison (Notre-Dame de Paris) sous la houlette de Chaumette, qui suscitera quelques jours après chez Hébert « la grande joie Â» du Père Duchesne[214]. Pour eux la richesse foncière et le capital commercial sont les seuls facteurs de consolidation sociale. Ce nouvel aspect de la lutte, sous forme de guérilla, permet encore au printemps de 1794 aux insurgés vendéens, sous le commandement de Stofflet ou de Charette, de remporter quelques succès ponctuels. Deux camps antagonistes s'opposent : les brissotins ou girondins qui se méfient des clubs, des sections parisiennes et de la Commune de Paris[Note 24], trouvent leurs appuis en province et parmi la riche bourgeoisie du négoce et des manufactures[Note 25]. La France en cet automne de 1791 n’est menacée par aucune puissance étrangère[99]. Le Consulat est mis en place. La Constitution civile du clergé a divisé la population en deux camps antagonistes. Son exécution fait une impression profonde dans la population française et frappe de stupeur les souverains d'Europe[139] : elle est aussi un défi à l'Europe monarchique. L'exécution de Louis XVI ne sera pas comprise par une population assez proche de la petite noblesse locale. Une amnistie suivra en septembre suivant[81]. Il s'agit d'un régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir : la France entame une nouvelle période de son histoire en s’apprêtant à confier son destin à un empereur. La Constitution de 1791, achevée le 3 septembre, est acceptée le 13 par le roi qui prête serment de fidélité le lendemain[84]. C'est l'insurrection. Les événements qui bouleversent la France à partir de 1789 rencontrent cependant en Allemagne un accueil très divers. La déclaration de guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies, le1er février 1793, entraîne la formation de la Première Coalition des puissances européennes contre la France révolutionnaire. Ici, le terme de terroriste veut dire partisan de la Terreur révolutionnaire et économique. La Révolution française est un film historique franco-italo-germano-canadien de Robert Enrico et Richard T. Heffron sorti en 1989.Le film existe aussi en version plus longue, montée pour la télévision.. Réalisé avec un budget de 300 millions de francs pour accompagner les célébrations du bicentenaire de la Révolution française, le film fut un échec commercial [1], [2]. Le 1er septembre 1794, en effet, Marat entre au Panthéon ; il en sort cependant dès le 26 février suivant. Bien qu'ils protègent avant tout leurs privilèges, ils se pensent et passent aux yeux de l'opinion publique naissante, dans une rhétorique de défense du peuple contre le despotisme ministériel, comme les représentants de la Nation. Cette proclamation, qui ne sera annoncée à Paris que les 22 et 23 juillet, a pour but de provoquer de. Résumé de la révolution de 1789 à 1799 La Révolution est la chute de l'Ancien Régime et la naissance de la France contemporaine. Philippe-Égalité, duc d'Orléans et cousin du roi, va lui aussi voter la mort, marquant le point de départ de la lutte entre orléanistes et légitimistes qui prendra place le siècle suivant. Réclamés par les groupes les plus radicaux, c’est aussi le début des grands procès devant le. Résumé de la révolution française . Après ce revers, les restes de l’armée royale se dirigent vers Le Mans, où ils sont écrasés (16-19 décembre) ; le restant est massacré à Savenay (22-23 décembre 1793)[192]. Lors de la séance royale du 23 juin 1789, Louis XVI, jusqu'alors silencieux[34], définit un programme de travail, proposant aux députés de réfléchir aux réformes concrètes dont il esquisse l'économie et ordonne aux députés de siéger en chambres séparées. Les conventionnels thermidoriens rappellent les députés girondins et mettent fin à la Terreur. Ils doivent recruter des curés et ordonnent des séminaristes qui n'ont qu'une formation rudimentaire[92]. Le 24 juin 1793, la Convention adopte une constitution très démocratique et décentralisée, ratifiée par référendum[Note 34]. Ils procèdent deux par deux, prennent leurs arrêtés en commun et doivent rendre des comptes à la Convention[160]. Résumé de la révolution de 1789 à 1799 La Révolution est la chute de l'Ancien Régime et la naissance de la France contemporaine. Des voix discordantes se font entendre et l’unité tant recherchée n’existe ni dans la droite absolutiste, qui juge le roi prisonnier, ni même à gauche où Marat jette le trouble en s’attaquant à La Fayette[65], et en prophétisant Varennes[66]. Les Vainqueurs de la Bastille se dirigent ensuite vers l'Hôtel de Ville avec leurs prisonniers. Il se perd dans ses contradictions. Ils quadrillent le pays avec le soutien des frères de Louis XVI et de puissances étrangères. La loi de Prairial est supprimée le 14 thermidor. P. Caron (1935) Les Massacres de Septembre, p. 95, Ce décret transforme le recours aux envoyés en mission en véritable institution et définit aussi leur pouvoir. Commandant de la Garde nationale, il donne l’ordre de détruire la Bastille en 1789, mais sera aussi tenu responsable de la fusillade du Champs-de-Mars en 1791 contre les patriotes. Son retrait temporaire de la scène politique permet la constitution d'un groupe d'opposants autour du Comité de sûreté générale et d'anciens représentants en mission, comme Tallien ou Fouché. Grâce aux efforts du gouvernement de salut public, les armées françaises sont passées à l'offensive. À partir du mois d’avril suivant, pour les missions aux armées, la Convention revoit le rôle de chacun des représentants appelés à travailler pour la défense nationale, et, pour limiter leurs missions dans le temps, porte à trois le nombre des représentants aux armées qui sont désormais renouvelés par tiers tous les mois. Si à Bordeaux on ne compte, au début, qu’une centaine de victimes, en juin et juillet 1794, l’arrivée du jeune représentant en mission Jullien (de Paris) provoque un regain de répression qui en encouragera deux fois plus. Une lecture critique des écrits de François Furet et une étude des travaux marquants sur la Révolution. Un plan d’insurrection contre la Convention, imprudemment proclamé par Ronsin puis repris par Vincent et Hébert (4 mars 1794), précipite la décision[220]. Pour tenter d’arrêter ces émeutes, la Convention vote, le 19 mars 1793, une loi d'exception : tous les insurgés pris les armes à la main ou convaincus d’avoir participé aux attroupements seront exécutés[144]. Résumé du dossier ... Mouvement d'opposition à la Révolution française, visant à détruire l'œuvre de cette... Convention nationale. Chaque membre se spécialise dans un domaine particulier, comme Carnot aux armées[156]. Learn more . Mais le roi, tout en acceptant l'humiliation de porter le bonnet phrygien devant les sans-culottes, refuse de revenir sur sa décision[106]. À cette occasion, Bailly lui remet la cocarde bleue et rouge aux couleurs de la ville de Paris que Louis XVI fixe sur son chapeau, associant ainsi ces couleurs au blanc de la monarchie. Mais à l'assemblée législative, surtout après la mort de Léopold II, le 2 mars 1792, la solution de la guerre va s'imposer[103]. L’exécution du roi le 21 janvier 1793, la politique de conquête et d’annexion de la Convention, l’agitation des révolutionnaires dans divers pays d’Europe ainsi que les révoltes vendéennes puis « fédéralistes Â»[Note 29], font rebondir la guerre à l’extérieur[150] et la provoquent à l’intérieur, plaçant la République dans une situation mortelle. APA: FR: Copier Bluche, F., Rials, S. & Tulard, J. Les républicains modérés organisent en septembre 1797 un coup d'État qui chasse deux des cinq directeurs et destitue ou invalide l'élection de 177 députés. Le lendemain à l'aube, une partie de la foule menace la famille royale et deux gardes du corps sont tués. Ils arrivent ensuite aux portes de la prison royale de la Bastille et y retrouvent d'autres émeutiers massés devant la forteresse du faubourg Saint-Antoine depuis le matin[47],[48],[49]. Frédéric Bluche, Stéphane Rials, Jean Tulard. L'historien Albert Soboul, spécialiste de la Révolution française, écrit à propos de ces journées de prairial : « Son ressort, le mouvement populaire, ayant été brisé, la Révolution était terminée[64] Â». La réception des évènements parisiens comme le renvoi de Necker, contribuent à renforcer cette mobilisation qui entraîne dans plusieurs villes une véritable révolution municipale. Aussi, lorsque arrivent les représentants chargés du tirage au sort des jeunes hommes, ils refusent d'aller se battre loin de leurs villages pour un régime qui heurte leurs convictions et dont ils se sentent délaissés. Les paysans espèrent une amélioration de leurs conditions de vie avec l'allègement, voire l'abandon des droits seigneuriaux[27]. La Grande Armée catholique et royale n’existe plus. Elle a créé des divisions immédiates et durables entre les partisans des idées révolutionnaires et les défenseurs de l'ordre ancien, ainsi qu’entre les anticléricaux et l'Église catholique. La situation explique la radicalisation des mesures admises entre juin et septembre 1793[153]. Avec la disparition des enragés, Hébert et les cordeliers se retrouvent au premier plan des républicains « exagérés Â» et profitent de la situation sociale pour demander des mesures toujours plus extrêmes[Note 58],[206]. Surtout elle a été très pratiquée par les romains, selon des formes et pour des raisons qui ont varié selon les époques. Née en province, où les premières manifestations se développent visiblement en août 1793[200], la déchristianisation a un démarrage relativement tardif à Paris. C’est-à-dire des feuillants qui sont au ministère et conseillent le roi ; ils sont divisés avec les feuillants laméthistes (ou fayettistes) partisans d’une guerre limitée qui permettrait à Lafayette victorieux de renforcer sa position, tout en renforçant la monarchie constitutionnelle en chassant les jacobins.